Julien Arias: « Des challenges et de belles surprises »
Publié le 14/03/2013 par Stade.fr

Auteur d’une entrée pleine d’énergie contre Mont-de-Marsan samedi dernier, l’ailier parisien revient sur cette dernière à Charléty et sur la fin de saison du club. Il y a encore des « challenges à relever », assure-t-il.


Un mot sur le match de samedi : tu as été très actif lors de ton entrée en seconde période. Comment as-tu jugé ta performance ?
Cela faisait un moment que je n’avais pas joué, donc ça m’a fait plaisir de fouler la pelouse. Même quand on ne joue pas, on s’entraîne beaucoup pour rester à un bon niveau. J’ai essayé de rester le plus performant physiquement pour pouvoir répondre présent.

C’était aussi la dernière à Charléty, comment avez-vous vécu cela avec les joueurs ?
On a passé trois saisons dans cette enceinte donc ça nous fait un peu bizarre. Mais il nous tarde aussi de revenir chez nous à Jean Bouin, dans un magnifique stade avec de superbes installations. On va essayer de bien finir la saison, pour arriver dans les meilleures dispositions à Jean Bouin et bien entamer la suivante.

Tu es au Stade depuis 2004 et Jean Bouin représente le début d’une nouvelle ère. Te verrais-tu finir ta carrière à Paris, notamment dans cette magnifique enceinte ?
Oui, pourquoi pas. On n’y est pas encore, même si c’est vrai que 2015 c'est à la fois si près et si loin. On verra le moment venu dans quel état je serai et ce qui ce sera passé pendant ces deux ans. Retourner à Jean Bouin va déjà raviver de bons souvenirs mais j’espère qu’on va réussir à s’en créer de nouveaux et surtout appliquer toutes les bonnes choses que l’on se dit depuis quelques temps.

Le club est actuellement dans une semaine de battement en raison du Tournoi des VI Nations. Quel est le programme du groupe dans ces conditions ?
C’est un petit peu à la carte à vrai dire. Les joueurs ont en quelque sorte un programme individualisé. Mais on maintient une réelle activité physique car le championnat reprend la semaine prochaine avec un déplacement difficile à Toulouse. Il faut rester en forme et ne pas perdre de tête les objectifs de fin de saison avec tous les matches qu’il nous reste à jouer.

Ce match à Toulouse justement, comment l’appréhendez-vous ?

Vu nos derniers résultats à l’extérieur, ce serait prétentieux que de dire « On va à Toulouse pour gagner ». Toulouse, ça reste Toulouse. Maintenant, il y a une fin de saison à accomplir et il faut rester concentré et rigoureux pour la finir du mieux possible.
 
Une fin de saison avec en ligne de mire le Challenge Européen ?
Oui mais il faut déjà bien finir en championnat pour remonter au classement et accrocher une meilleure place. Cette dynamique nous permettra évidemment de bien préparer le quart de finale de Amlin Cup à Bath. Ce sont des challenges tout aussi collectifs qu’individuels à relever. Pour les réussir, il faut vraiment rester concentré et bien travailler. Tout va aller très vite maintenant, alors il faut profiter au maximum pour ne rien regretter à la fin.
 
Il y aura aussi la délocalisation à Lille pour le choc face à Toulon le samedi 30 mars. D’une manière globale, comment avez-vous vécu ces déplacements en province ?
Au club et depuis plusieurs saisons maintenant, on a plutôt l’habitude de faire ce genre de délocalisations. Il faut dire que c’est toujours agréable de jouer dans de nouveaux environnements. Là, ce sera au Grand Stade Lille Métropole, qui est un stade de foot exceptionnel. Cela va être une superbe expérience, surtout contre Toulon pour un sacré match. Ces délocalisations sur des terres qui ne sont pas forcément celles du rugby font partie de l’histoire du club. Et nous, on prend toujours du plaisir à les faire. La fête risque d’être belle.

Pierre Rabadan parlait d’une fin de saison excitante [voir ici]. Es-tu du même avis ?

Oui, même si elle n’est pas aussi excitante que ce qu’on aurait souhaité. Il nous reste quelques challenges à relever donc j’espère que tout ira bien pour l’équipe. On ne va pas trop parler mais surtout essayer de se concentrer sur ce qu’on a à faire sur le terrain. Puis on fera le bilan au bout. On peut en tout cas s’attendre à de belles surprises d’ici la fin de saison.